[Jeu PC] Risen, un jeu qui…

Je ne sais pas. Au bout de 35h de jeu je vous aurais dit “ce jeu poutre ololol trop bien d’ailleurs j’y retourne lol”. Mais passé le tournant du troisième chapitre, mon enthousiasme frénétique s’est mué en une lassitude grandissante “Oh, un homme-lézard. Oh, un homme-lézard. Oh, encore un autre. Oh, un homme-lézard…”.

Reprenons.

Risen est un jeu que je nommerais un bon vieux RPG à la première personne avec des monstres et des gens et des quêtes. Pour plus d'”impartialité”, je vais citer jeuvideo.com. D’ailleurs, comme je suis une grosse flemasse, tous les screenshots seront aussi piqués de leur site, vous êtes prévenus.

Risen est un jeu de rôle sur PC qui se déroule au sein d’un univers médiéval sur une île volcanique de Méditerranée. L’histoire de Risen se dévoile à travers quatre chapitres et le joueur pourra, par ses actions et ses choix, faire évoluer vers une multitude de possibilités.

Risen est un jeu de rôle captivant et gratifiant, d’une richesse et d’une profondeur qui n’ont rien à envier à celles de ses prédécesseurs.

[…blabla Gothic…] Les premières minutes de jeu portent la marque de cette filiation : dans Risen, vous incarnez un héros lambda, échoué sur une île inconnue suite au naufrage du navire à bord duquel il s’était embarqué. Le jeu ne vous propose pas de créer votre personnage (après tout, on ne choisit pas qui on est), mais va vous offrir l’occasion d’écrire son destin. De cet anonyme sans passé et sans talent particulier, vous allez faire « quelqu’un ». C’est votre capacité à puiser dans l’univers fouillé et immersif qui vous entoure, ainsi qu’à tirer parti des rencontres amicales et inimicales que vous y ferez, qui vous permettra de progresser. Pour l’heure, songez d’abord à survivre. Pieds nus, vêtu de haillons et muni d’un gourdin de fortune, lancez-vous dans l’exploration de cette île inhospitalière : avancez lentement, prenez soin de ne pas déranger la faune locale, essayez tout de même de vous trouver à manger (et au besoin faites-le cuire), et n’oubliez pas de chercher de quoi vous abriter pour la nuit, à moins que vous ayez réussi à mettre la main sur une torche. Vos débuts seront douloureux, soyez-en certain, car Risen est tout aussi exigeant que ses aînés. La densité de la faune et les compositions végétales chargées vous inciteront à avancer avec prudence, car la moindre rencontre nez à nez avec un sanglier se soldera par un inévitable game over. Oubliez donc la montée en puissance immédiate, typique du genre : ici, les maîtres mots sont observation et patience. Au moins pourrez-vous compter sur une présence féminine, celle d’une autre naufragée répondant au nom de Sarah, qui vous accompagnera un moment avant de vous préférer le confort d’une habitation en ruine.

Vous ne tarderez pas à rencontrer les premiers habitants civilisés, à qui vous pourrez demander votre chemin afin de vous orienter un peu, le temps d’acquérir votre première carte de l’île.

Oui, dans les premiers temps le maître-mot est “Cours ! Fuis ! Argh ! *reload*” Au point où la sauvegarde rapide est devenue ma meilleure amie. Avant de devenir un exterminateur de bestioles en tout genre, on est surtout un type armé d’un bâton. Et ici, point d’armure tout droit sortie d’un coffre, de bottes en plaques +3 lootées sur un sanglier, ni de pièces d’or tombées du ciel. Nan. Tout se paye, s’apprend, se mérite, et les débuts (pour moi les 40 premières heures, étant données que j’ai fait toutes les quêtes de la première faction avant de les trahir pour rejoindre la seconde faction et ainsi refaire toutes leurs quêtes…), sont difficiles, oui. Mais curieusement, chaque petite victoire, chaque niveau durement acquis, chaque piécette gagnée m’a tirée des petits gloussements de joie. Les paysages et la luminosité étant elle aussi vraiment très réussie, j’ai aussi poussé de petits “hoooo” et “haaa” admiratifs quand mon héros explorateur parvenait à faire une pause bien méritée tout en haut d’une colline après avoir aggro la moitié du décor et couru pendant 15mn.

Bon, alors, pourquoi cette déception ?

Ça sera difficile de vous le dire sans spoiler mais en résumé, autant j’ai apprécié la liberté de mouvements et les grands espaces des deux premiers chapitres, autant toutes les parties “donjon” (ici des temples, mais vous voyez le fonctionnement) en sous-sol, éclairé à la torche, à éclater des trucs, à se perdre, à se re-perdre, à éclater des trucs, à allumer une autre torche, à re-re-éclater des trucs, puis, parfois, un peu, à sortir à l’air libre 5mn avant de repartir dans ces foutues grottes, NON ! Au bout de plusieurs heures à ce train là, j’ai laissé tomber. Je me suis mise en “god mod” (non, c’est pas un truc qui nécessite des piles, vauriens, et pour ceux qui n’ont pas saisi cette référence et qui poussent de grands cris d’orfraie parce que c’est de la triche : oui, mais au moins je l’avoue sans aucun remords.) (Pour ceux qui n’ont toujours pas saisi, je me suis rendue invincible grâce au pouvoir de la Triche Intersidérale) pour en finir, vite.

Et, d’ailleurs, je suis toujours coincée au dernier boss qui est juste affreusement LONG à battre, et au bout de 6 ou 7 chutes dans la lave, j’ai lâchement abandonné. Prime donc à l’âme généreuse qui saura me finir le jeu pour que je puisse profiter de la fin tranquille.

En résumé que dire ? Si Risen s’était arrêté au second chapitre, j’aurais tellement adoré que même ici vous auriez entendu mes hululement de joie infinie d’avoir enfin trouvé un RPG pas chiant, intéressant et même que beau. Un jeu, oui, des fois un peu frustrant, où on a notre première vraie armure hyper tard, où on passe son temps à se faire pourrir par des mouettes géantes, où on est tout le temps à la dèche de sous, mais un bon jeu.

D’accord, je vais en rester à cette première impression : Risen est un bon jeu, et je ne regrette pas les 45 premières heures, juste les 7 dernières.

Quelques images du jeu :

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