Culture pop au Japon : quelle place pour la représentation féminine ?

Alex Louis Amstrong – Full Metal Alchemist de Hiromu Arakawa aux editions Square Enix (Japon) et Kurokawa (France).

C’était la semaine féministe chez Ça Dépend des Jours ! J’ai écrit cet article à cette occasion.

Vous trouverez en fin d’article les principales remarques qui ont été faites sur cet article.

Si l’on retrouve du sexisme à la pelle dans les films, séries et jeux-vidéo occidentaux, le Japon se pose quand même là. Ce rôle de femme docile, soumise, et maman avant tout est très ancré dans la culture, même si le droit des femmes progresse petit à petit. D’après le Gender Gap Record of 2013, le rapport mondial sur l’écart entre les genres, ici en Français, le Japon se situe à la 105ème place sur la question de la parité. La France est 45ème, la Chine 69ème, les Etats-Unis 23èmes, le dernier étant le Yemen à la 135ème place.

Forcément, quand on est fan de produits culturels japonais, la note est lourde…

Le Japon : un incroyable univers culturel

Nintendo. Sega. Sony Playstation. Le Japon est un monstre sacré dans l’univers du jeu vidéo. Premiers sur les ventes de consoles portables de la Game Boy à la PSP, premier sur les ventes de consoles de salon « familiales » avec des franchises mythiques comme Mario, Zelda, Pokémon, Final Fantasy, Dragon Quest, l’industrie du jeu-vidéo japonais est également très présente sinon la seule dans des niches moins connues comme les visual novel (des jeux narratifs à choix multiples), les jeux de drague ou les hentai games.

Si nous avons, en Europe, droit à des imports souvent très réussis, beaucoup préfèrent jouer en anglais, ou en fan-trad : importés et traduits en anglais la plupart du temps par la communauté des fans. La tendance est la même pour les mangas et animés, la communauté otaku occidentale étant très étendue.

Le Japon est la contrée rêvée par beaucoup de joueurs ou d’amateurs de mangas. Pas étonnant quand on se plonge dans cet univers. Les productions Japonaises sont souvent marquées par une originalité incroyable : univers oniriques, dessins reconnaissables entre tous, explosion de couleur ou au contraire ambiance sombre et pesante. On oublie souvent que si en Europe et aux USA la BD est souvent un domaine « jeunesse », le manga s’adresse à tous les publics, et surtout aux adultes.

Le sujet est vaste, mais plusieurs grandes thématiques peuvent se dégager dans le traitement japonais du jeu-vidéo, des mangas et des animés : la spiritualité et la culture traditionnelle, la cybernétique, l’apocalypse et la guerre nucléaire, et bien sûr les archétypes sexués standardisés à outrance.

Ghost in the Shell de Masamune Shirow - édité chez Kodansha (Japon) et Glénat (France)
Ghost in the Shell de Masamune Shirow – édité chez Kodansha (Japon) et Glénat (France)

Les archétypes féminins

Si la créativité des Japonais semble sans limite en ce qui concerne les univers virtuels et la complexité des scénarios, une approche semble inamovible : celle des personnages féminins. Sachant que le héros de l’histoire ou la figure dominante est fréquemment un homme, cette approche est « naturelle » pour les auteurs. Et bien entendu, les personnages sont le reflet de cette culture si particulière qui fascine bon nombre d’entre nous.

Invariablement, la femme est objet : de désir, de crainte, de fantasmes.

Quand les personnages masculins peuvent être criblés de défauts, laids, méchants, égoïstes, monstrueux, les personnages féminins restent essentiellement jolis à regarder ou sont des monstres et leurs défauts sont toujours de l’ordre du socialement « acceptable » : colérique mais gentille, timide mais sincère, violente mais fidèle, etc. Même les vraies méchantes sont sexy. On retrouve finalement systématiquement ce stéréotype : si une femme est jolie, on lui pardonnera. Un homme, lui, doit faire ses preuves, montrer sa combativité et sa bravoure !

Les contre-exemple existent, c’est le cas de Miyazaki, mais restent extrêmement rares.

La Tsundere est la femme hautaine, forte, distante, désagréable mais qui révèle un cœur d’or au fil des épisodes : ouf, l’honneur est sauf, finalement c’est une « vraie fille » dans le fond. Au bout du compte, la Tsundere parviendra à apprivoiser son côté sombre et violent et deviendra une future épouse modèle. Même des personnages forts comme Motoko de Ghost In The Shell, Franziska von Karma de la série Phoenix Wright ou Bayonetta restent bien galbés dans leurs armures moulantes, et surtout, dociles face à l’autorité masculine qu’on leur impose. Les justicières et super-héroïnes seront toujours les Drôles de Dames de Charlie.

La Yandere est son contraire : timide, faible, réservée, elle se met pourtant à éructer violemment dès qu’on la pousse à bout : ouf, l’honneur est sauf, elle n’est pas si inconsistante. Mais attention, la yandere une fois apaisée redevient cette petite chose tremblante n’attendant que son chevalier pour la sauver.

Petite Hound - Editions Neko Neko (Japon), editions Akiko (France)
Petite Hound – Editions Neko Neko (Japon), editions Akiko (France)

Un couple tsundere/yandere bien connu est celui des deux personnages féminins d’Evangélion : Asuka la violente, et Rei la timide. Dans Dragon Quest V, notre héros doit choisir une épouse parmi trois prétendantes qui rejoindra son équipe au combat : Debora, une folle furieuse qui terrorise son entourage mais qui révèlera une épouse attachante, Bianca, une fille au caractère bien trempé mais plus douce, et Nera, une fille timide et mignonne. Et surtout, qui lui donnera deux enfants avant de se faire enlever. Evidemment.

Dans tous les cas, et même lorsque la femme est une guerrière de premier ordre comme Balsa de Seirei no Moribito, elle éprouve un besoin viscéral de tomber amoureuse, pense à sa future progéniture, et à prendre soin de son cher et tendre en lui concoctant de bons petits plats…pour finir par se ranger. Un des seuls contre-exemples étant Claire dans Claymore, qui est moitié démon. Ceci explique cela : cette femme n’est pas humaine ! Même chose chez Lucy dans Elfen Lied, qui est une mutante.

Claire de Claymore par Norihiro Yagi, éditions Shūeisha (Japon) et Glénat (France)
Claire de Claymore par Norihiro Yagi, éditions Shūeisha (Japon) et Glénat (France)

Dans le jeu-vidéo, la femme est très souvent objet de quête : que dire des célèbres Princesses Peach et Zelda qui passent leur temps à se faire kidnapper, tout en se refusant résolument à leur sauveur ? Peu ou pas de personnage féminin véritablement travaillé en dehors de tous ces clichés. Nozomi dans Shenmue, Yorda dans Ico et Yuna dans Final Fantasy X partagent cette caractéristique commune qu’est la transparence et une relative insipidité.

La femme, même si elle se veut forte, fière, indépendante, finit toujours par répondre à l’appel des hormones, tomber amoureuse et s’occuper de son gentil mari.

Quant à la fat-acceptance (mouvement visant à promouvoir l’image des personnes en surpoids dans la société) et le body-positivism (mouvement visant à promouvoir une image saine et positive du corps sous toutes ses formes.), autant dire qu’on est loin, très loin du compte dans un pays où l’anorexie et les troubles du comportement alimentaire sont un sport national…

Virgo de Fairy Tail de Hiro Mashima - Éditeur Kōdansha (Japon)Pika (France)
Virgo de Fairy Tail de Hiro Mashima – Éditeur Kōdansha (Japon)Pika (France)

La représentation physique des personnages féminins

Soyons clairs. Les personnages féminins japonais sont souvent des bimbos aux gros seins plutôt dénudées, des collégiennes dans leurs célèbres uniformes, des maid (les soubrettes locales), des enfants, des nekomimi, ou des cyborgs. Dans tous les cas, même ceux des enfants, les personnages/objets féminins sont constamment hyper-sexualisés. Le nombre de hentai évoquant des très jeunes filles est d’ailleurs effrayant…quand à la culture du viol japonaise, il nous faudrait un article de plus pour en parler.

Quand une femme est un personnage fort, c’est soit à l’insu du joueur, à l’instar de Samus Aran dans Metroid, soit à moitié nu, que ce soit sous son uniforme de soldat ou dans costume d’écolière.

L’exemple le plus frappant étant le courant «Pantsu». Pantsu signifie culotte au Japon, et dans la grande majorité des mangas et animés, le lecteur masculin se verra régulièrement gratifié une petite culotte bonus. Il est amusant de constater d’ailleurs que le Shojo (manga/animé pour filles) est souvent lu et regardé par des hommes, le ratio chapitre/panstu y étant plutôt « intéressant ».

Dans Shin Megami Tensei : Persona 3, le héros doit augmenter ses liens sociaux en vue d’améliorer ses invocations, les Persona. Si ses relations avec les protagonistes masculins sont assez variées, il n’y a que la fillette de 8 ans qu’il ne drague pas. Tous ses liens sociaux avec des personnages féminins sont orientés vers une relation amoureuse, sans alternative. Les clichés sexistes pullulent également dans ce jeu à coup de petites phrases sur « les filles sont plus soigneuses » « je ne sais pas faire à manger  » « je veux prendre soin de mon mari » etc.

Dans Final Fantasy, peu de femmes dépassent le stade de la princesse en danger ou de la fille superficielle. Même Lulu dans FFX ou Lightning dans FFXIII sont des femmes avec un cœur gros comme ça au fond, leur agressivité ou leur côté renfermé s’expliquant par un pauvre petit cœur brisé.

Les MMORPG n’échappent pas à la règle, et des « perles » comme Onigiri nous permettent d’incarner des personnages fantasmatiques et de jouer avec ceci :

On notera aussi l’inimitable MMO américano-coréen d’inspiration japonaise Scarlet Blade, qui est l’exemple ultime de fan-service à peu de frais : on peut même choisir les sous-vêtements de son héroïne dans ce jeu où on incarne obligatoirement une femme qui va combattre le mal en talons aiguilles et porte-jarretelles…

Objet de désir, de convoitise, objet dominé, asservi, fidèle et docile finalement. Mais le méritent-ils ?

Et les personnages masculins alors ?

La palette des personnages masculins est d’emblée plus variée au niveau du chara-design, mais surtout bien plus positive.

L’Homme détient le droit à l’erreur, ses défauts n’enlèveront rien à son charme.

Les comportements anti-sociaux, violents, égoïstes et viscéralement mauvais sont tolérés, voire encouragés. Inu-Yasha, du manga et de l’animé éponymes, est ouvertement violent, jaloux, possessif et injuste, mais son attitude ne sera jamais remise en cause, sa bien-aimée s’accommodant de ces « petits défauts propres aux hommes » sans jamais cesser de l’aimer en secret, refoulant ses révoltes et ses rancœurs jusqu’à l’épuisement.

On a ici aussi deux standards :

L’archétype de l’homme mâle dominant, pendant masculin de la Tsundere. On pensera à Barret, Muscle Rider, Kenshiro, Kenpachi, Umibôzu, respectivement dans Final Fantasy VII, Gantz, Hokuto no Ken, Bleach et City Hunter, ou à la quasi-totalité des héros masculins de Dragon-Ball.

Il est grand, il est fort, il est courageux, et pourtant, tout au fond, une étincelle d’amour et de paix ne demande qu’à être réveillée par Celle qui parviendra à percer ses secrets. Un classique pour réveiller l’audimat féminin.

Zaraki Kenpachi dans Bleach, de Tite Kubo, publié par Shueisha (Japon) et Glénat (France)
Zaraki Kenpachi dans Bleach, de Tite Kubo, publié par Shueisha (Japon) et Glénat (France)

L’archétype de l’homme doux, pendant masculin de la Yundere, sensible, mais fort avant tout. Shinji, le personnage principal dans Evangelion en est un bon exemple : passant les trois quart de la série entre hésitations et lamentations, il finira par dévoiler le guerrier rebelle en lui. Ses comparses féminines, pourtant bien plus courageuses la majorité du temps, sont vite reléguées au second plan et se pâmeront devant leur héros.

Et oui, même Kenshin le Vagabond qui se fait souvent appeler « madame » par les villageois réussira à séduire sa belle qui décidera de garder la maison alors qu’il part combattre le Mal.

Un des meilleurs exemples de la virilité « à la japonaise » reste l’excellent Yamato Nadeshiko, où une héroïne sombre, rebelle et surtout repoussant à grands coups de fourche toute once de féminité se verra cohabiter avec une maisonnée de beaux-gosses qui lui font peur. Encore une fois, notre jeune femme déboussolée retrouvera la raison. Et sa féminité par la même occasion.

Yamato Nadeshiko de Tomoko Hayakawa – Editions Kōdansha (Japon) et Pika (France)
Yamato Nadeshiko de Tomoko Hayakawa – Editions Kōdansha (Japon) et Pika (France)

Androgynie, homosexualité

Au-delà de l’imagerie classique de la femme objet, il est important de mentionner la place toute particulière des personnages androgynes dans la culture nippone.

L’androgynie, assez largement représentée est également à la base de mouvements musicaux comme le Visual Kei, et complètement acceptée dans la société. On parle ici d’androgynie masculine, bien évidemment…Deidara et Haku dans Naruto, Envy dans Full Metal Alchemist, mais aussi Shun dans Saint Seiya, en sont des exemples. Lady Oscar et Prince Saphir étant quasiment les seuls exemples inverses.

L’homosexualité non-stéréotypée, elle, est peu représentée aujourd’hui en dehors des titres érotiques ou pornographiques, et quasiment absente du jeu-vidéo.

On pensera au yaoi, axé en majorité autour de relations romancées entre hommes, présentant rarement des scènes explicites, ce type de titre étant surtout à la base destiné aux femmes. Ici, les homosexuels… sont androgynes.

Le pendant féminin du yaoi, le yuri, représente lui des lesbiennes, sont souvent copiées sur les archétypes féminins classiques, avec souvent des happy-ending bien plus obscènes.

En dehors de ces courants « adultes » qui nous font vivre de magnifiques histoires d’amour, l’image de l’homosexuel est malheureusement ultra-stéréotypée comme Hard Gay et donnent rarement dans l’acceptation et le positivisme, malgré une présence constante dans les œuvres de la littérature japonaise antérieure à l’ère Meiji et une acceptation par la majorité de la population : selon une étude publiée par le think tank américain Pew Global en 2007, seuls 28% des japonais pensent qu’elle est intolérable en société. La reconnaissance et l’acceptation de l’homosexualité restent une vague utopie au Pays du Soleil Levant. Pas de controverse ni de mariage pour tous, mais un aveuglement constant dans une paix feutrée. L’homosexualité dans la culture mainstream est une fantaisie tolérable, sans plus.

Alex Louis Amstrong – Full Metal Alchemist de Hiromu Arakawa aux editions Square Enix (Japon) et Kurokawa (France).
Alex Louis Amstrong – Full Metal Alchemist de Hiromu Arakawa aux editions Square Enix (Japon) et Kurokawa (France).

En conclusion, un constat simple : malgré une incroyable créativité et des univers virtuels incomparables, force est de constater que nous entrons encore une fois dans une inégalité criante dans le traitement des personnages féminins. Docile, soumise, jolie et gentille semblent être les seules caractéristiques ayant de la valeur dans ces différents mondes profondément injustes.

FAQ

« Tu racontes n’importe quoi, tes ovaires te font réfléchir n’importe comment ».

Comme je me suis préparée à cet argument avant de publier l’article, j’ai soumis celui-ci à la vindicte de mon mari, fan comme moi de japanime et de manga. ET OUI J’AI UNE CAUTION MASCULINE ha ha ha je suis démoniaque.

Plus sérieusement, on sait maintenant que j’écris ici des articles traitant de féminisme, c’est pas comme si c’était une découverte surprenante et tout et tout.

Et mes ovaires se portent très bien, merci.

« Ton article est clairement orienté, succube venue de l’enfer ! »

Mon article est évidemment orienté, étant donné le thème de la semaine sur le féminisme. C’est mon droit le plus strict d’exprimer mon point de vue et mon opinion sur un sujet que je connais au moins un peu.

N’oublions pas non plus le sujet de l’article qui est la représentation de la femme dans la culture populaire, c’est à dire dans les œuvres vidéo-ludique, manga et animés. Je n’écris pas là un article sur le Japon dans sa totalité, mais sur une partie représentative d’une culture, au même titre qu’on pourrait traiter de Julie Lescaut en tant que modèle de la femme-flic en France sans pour autant parler de la France dans son ensemble.

« T’y connais rien au Japon de toutes façons ».

Non, je n’ai pas une connaissance exhaustive du Japon en général et de la culture japonaise dans son ensemble. Par plus que je n’ai une connaissance exhaustive de la culture française ou de la culture allemande même si je suis franco/allemande.
Et même si je vis en France depuis bientôt 32 ans, je n’aurai jamais prétention à dire que je connais bien la France.

« Tu n’as pas mentionné [insérer oeuvre de votre choix ici], c’est affreux ! »

Si mon article avait voulu être complètement exhaustif, j’en serais encore au A. Ou au B, éventuellement. Sauf si on m’oblige à tout regarder dans son intégralité, auquel cas je reviens dans 38 ans finir tout ça.

Quand bien même j’aurais dû parler de tout ce que j’ai vu/lu/joué, on y serait encore étant donné que je suis dedans depuis mes 15 ans. Que les exemples cités vous semblent peu pertinents, ou que vous en ayez un mieux, ou même un parfait contre-exemple, n’hésitez toutefois pas à vous manifester, j’adore découvrir de nouvelles choses !

« Motoko est un parfait contre-exemple, en plus dans le troisième OAV elle porte un col-roulé, ton argument est invalide ! »

J’insiste ici sur l’hypersexualisation du personnage. Sexualiser un personnage c’est lui attribuer des caractères sexuels secondaires afin d’identifier son genre. Hypersexualiser, c’est insister à outrance sur ces dits attributs : dans le cas de Motoko, ainsi que dans l’oeuvre de Masamune Shirow en général, les personnages féminins sont SUPER SEXY.

J’adore Masamune Shirow pour son oeuvre remarquable, mais me dire que Motoko n’est pas hyper sexualisée est malhonnête.

Juste par exemple :

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« Balsa est aussi un contre-exemple ! »

Tout comme pour Motoko, j’ai justement pris cet exemple de femme que j’admire beaucoup et qui représentait un parfait contre-exemple pour moi.
Balsa elle est aussi mise en valeur en tant que « mère de substitution » protectrice et aimante, et j’ai ressenti (ça reste vraiment de l’ordre du ressenti hein) ce côté amoureux qu’elle a vis à vis de Tanda. Même si elle ne répond pas au cliché, j’ai trouvé intéressant de parler d’elle, et c’est également pour ça qu’elle est en couverture de l’ article.

« Et Myiazaki ? »

Un article sur Myiazaki a été publié lui aussi, suivez un peu, bon sang !

3 Commentaires

  • Ton article est intéressant, bien que pas assez développé a mon goût. Cependant, certaines affirmation ou exemple m’ ont étonnée.
    Tout d’abord, le choix de Zaraki, quand tu parles  » tout au fond, une étincelle d’amour et de paix ne demande qu’à être réveillée par Celle qui parviendra à percer ses secrets »… Qui ? Le bébé chamallow rose qui se ballade sur son épaule ? Pour moi, Zaraki, c’est le monstre au service des gentils. Un perso conçu pour le public masculin, comme anti-héros secondaire. Dans Bleach, des perso  » icebergs en manque d’amour », il y en a, de tout les « types ». Le veuf, le meilleur ami, le méchant… Mais Zaraki n’en fait définitivement pas parti.
    Deuxième chose qui m’as fait mourir de rire…  » On pensera au yaoi, […], présentant rarement des scènes explicites, ce type de titre étant surtout à la base destiné aux femmes. »

    Pardon ?!
    Il s’agit peut être d’une erreurs d’interprétation de la phrase de ma part, mais j’ai comme l’impression que tu tente d’affirmer que « Public féminin » implique « peu de scènes de sexe ». Ce à quoi je répondrait, en citant le clip vidéo homonyme « Girl watch porn too ». Parce que non, quand on parle de yaoi, le terme « soft » n’est pas vraiment un adjectif approprié. Mais vraiment pas. Ou alors, on n’as pas la même définition du terme « explicite ».
    Pour finir :
    « Le pendant féminin du yaoi, le yuri, représente lui des lesbiennes, sont souvent copiées sur les archétypes féminins classiques, avec souvent des happy-ending bien plus obscènes. »
    Ah. On as pas du voir/lire les mêmes, alors.

    Bon, par contre, je n’ai pas parlé des hentai. Là, ça se passe de commentaire.;

    • Merci de ton commentaire. J’avais énormément de choses à ajouter mais c’était un article sur « commande » et mon nombre de mots était limité.

      Je commence par le porno japonais : j’en ai pas lu des masses, et d’après les autres commentaires que j’ai pu avoir, je suis pas tombée sur les bons. Alors, participez, diantre ! Des noms ! Moi aussi je veux m’amuser 😀

      Pour Zaraki, tout comme j’ai pu avoir des remarques sur d’autres figures emblématiques des manga/animés par ailleurs, je pense que c’est vraiment une question de ressenti. Depuis le tout début, je le ressens comme ça, et le chamallow rose joue pas mal, oui. Je vois dans sa rage et sa violence une blessure profonde (et c’est le cas), une fuite en avant sanglante qui peine à pallier les cris étouffés de son gros coeur tout sec.
      Comme ton commentaire m’a collé un gros doute (j’ai un peu lâché l’animé après les 10 000 HS), j’ai demandé à mon cher et tendre qui m’a confirmé ce ressenti. Ok, avec ses mots à base de « GROS BOURRIIIIIIIN » et « DU SAAAAAANG » et « TAILLAUUUUUUUUT ».

      Non mais sinon je veux bien des titres en yaoi, le peu que j’ai croisé était vraiment décevant.

  • Super billet !
    Je débattais de l’image de la femme dans la culture populaire japonaise (qui m’en éloigne) et nous sommes arrivés sur un point clé : les participants au débat sont des hommes… qu’en pense les femmes ? Donc une recherche google plus tard, me voilà ici.
    Une frustration persiste finalement en fin de billet, qu’en pense la féministe en vous ? finalement la conclusion de ma lecture est qu’il y a un manque de diversité dans la représentation de la femme mais que la représentation actuelle n’est finalement un problème que par l’absence de diversité et non par sa seule et simple représentation. Mon avis était quelque peu éloigné, et je défendais plutôt la thèse que cette hyper sexualisation des personnages féminins portait finalement préjudice de facto à l’image de la femme mais c’est effectivement peut être conservateur.
    Bonne continuation.

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