[6] Anthroposophie, biodynamie

Il m’en aura fallu du temps pour me remettre à l’Anthroposophie, dites-donc ! Presque 3 ans. Donc oui, ayé, réjouissez-vous, j’ai enfin fini de truc qui reste dans mes archives !

1. Qu’est-ce que la Biodynamie : les grands principes

« L’agriculture biodynamique est une agriculture assurant la santé du sol et des plantes pour procurer une alimentation saine aux animaux et aux Hommes. Elle se base sur une profonde compréhension des lois du « vivant » acquise par une vision qualitative/globale de la nature. Elle considère que la nature est actuellement tellement dégradée qu’elle n’est plus capable de se guérir elle-même et qu’il est nécessaire de redonner au sol sa vitalité féconde indispensable à la santé des plantes, des animaux et des Hommes grâce à des procédés  thérapeutiques. »

Jean-Michel Florin, coordinateur du MABD

 

Comme pour l’éducation à la Steiner, sur le fond, pourquoi pas. Les pesticides c’est pas bien et ça nous a pourri les sols ainsi que les nappes phréatiques. C’est pas faux. Ça, c’est pour la partie « Bio ».

Pour la partie « Dynamique », en revanche, on tombe encore dans l’ésotérisme à la sauce Anthroposophe qui vous est familière si vous avez lu les articles précédents.

On peut ici parler d’agriculture holistique, c’est à dire qui prend la Nature (avec un grand N) dans son ensemble afin de permettre des cultures saines et respectueuses de l’Homme (avec un grand H) et des sols. Le point positif, c’est que c’est l’agriculture biodynamique qui permit l’introduction de l’agriculture biologique. Le reste, c’est à vous de voir.

Dans les grandes lignes  (via biodynamie.org):

  • Soigner la terre et conserver la fertilité des sols
  • Régénérer, façonner et entretenir les paysages
  • Fournir aux êtres humains une alimentation de qualité qui nourrisse corps, âme et esprit
  • Développer l’approche du vivant et comprendre le rôle du paysan envers la nature, les végétaux et les animaux
  • Ouvrir de nouvelles perspectives sociales sur les fermes : lier producteurs et consommateurs (en y incluant les commerçants), lier le citoyen à la terre (partenariat ville-campagne)

L’agriculture biodynamique est une agriculture biologique, avec des conceptions et des pratiques spécifiques :

  • La conception de la ferme comme un organisme agricole intégrant la flore et la faune sauvage et reconstituant un paysage riche et diversifié
  • La fabrication, l’utilisation et la dynamisation de préparations biodynamiques
  • La prise en compte des influences de la périphérie cosmique (lune, soleil, planètes, …)

Pour résumer : de pesticides et engrais chimiques proscrits, utilisation de préparations naturelles, rotation des cultures, emploi des « plantes complémentaires » pour limiter les nuisibles, utilisation de « préparations biodynamiques » et suivi d’un calendrier cosmique.

Sur ces six points, ce sont surtout les deux derniers qui me font hausser un sourcil.

2. La Biodynamie en pratique

2.1 Pesticides et engrais

On le sait, on est d’accord, la plupart des engrais et pesticides industriels (on parle souvent de produits « chimiques » par abus de langage, mais je vous rappelle que l’oxygène est un produit chimique) ont un effet néfaste à la fois sur les sols mais aussi sur les produits et impactent directement le consommateur. Donc si on peut éviter, c’est bien.

2.2 Préparations naturelles

Il existe des alternatives aux engrais et pesticides. Le compost, par exemple, représente un engrais efficace. Les coccinelles sont un prédateur redoutable contre les pucerons. Ce qui est bien cool mais difficilement maîtrisable sur de grands espaces agricoles.

Et là vous vous dites que, ouf, vous achetez vos aliments pesticide-free car BIO. Erreur. On va dire que seules les pommes de mamie laissée au bon vouloir de Gaïa sont à peu près sécurisées.

Agriculture bio, pesticides naturels ne garantissent pas une innocuité totale. Le curare est par exemple tout à fait naturel, c’est pas pour autant que j’en arroserait mes Weetabix du matin (note : ce blog et son autrice se dégagent de toute responsabilité quand aux éventuels décès par absorption de céréales au poison).

2.3 Rotation des cultures

Sur ce point je suis entièrement d’accord. Les champs de colza/blé/maïs à l’infini sur les routes nationales quand je vais chez ma maman en Lorraine me dépriment. Le principe même de la mono-culture me rend malheureuse dans mon petit cœur.

2.4 Plantes complémentaires

Là encore, pourquoi pas ! Je suis une tanche en agriculture, vous avez dû vous en rendre compte à ce stade de votre lecture, alors cet article explique bien le principe de la rotation des cultures.

Encore une fois, si je trouve le principe intéressant, je vois assez mal la manière de faire lorsqu’on exploite trouzmille hectares de terres. Et là vous me répondez circuits courts, agriculture à petite échelle, AMAP toussa. Et vous auriez raison, mais on en reparle plus bas.

2.5 Préparations biodynamiques

Jusqu’ici on était dans le tangible rationnel, là on attaque le – selon moi – pur bullshit.

« Fichtre » sera ma conclusion sur cette section.

2.6 Influences cosmiques

Vous vous souvenez de mon article sur Steiner et la science ? On fait donc confiance à la personnes qui a dit :

En effet, ce sang rouge qui circule dans nos veines n’aurait jamais pu se former, si la Terre, au cours de son évolution, n’avait croisé l’orbite d’une autre planète, la planète Mars. Auparavant, il n’y avait pas de fer sur notre globe, donc pas de sang non plus, puisque c’est d’un sang contenant du fer que dépend notre constitution humaine d’aujourd’hui. En fait, l’influence de Mars a été prédominante dans la moitié de l’évolution terrestre, celle de la planète Mercure dans la seconde. Si Mars a donné le fer à notre globe, l’influence de Mercure se manifeste différemment, elle rend l’âme humaine de plus en plus libre, de plus en plus indépendante. »
(Théosophie du Rose-Croix – GA 99 – 7e conférence 31 mai 1907, p.102)

Je vous renvoie aux travaux de Serge Bret Morel (Serge fais moi signe pour ton site, faut faire quelque chose là) qui traite avec excellence le sujet de l’astrologie.

Que le soleil ou la lune aient une influence directe sur nous n’est plus à démontrer. Le cycle jour/nuit, les saisons, les marées. Le sommeil, why not. Mais c’est aller un peu loin que de déclarer que la lune influence les cycles menstruels, la pousse des cheveux et celle des poireaux. Encire une fois, d’autres écrivent ça mieux que moi, voyez ce joli PDF du Cortecs « Influences de la pleine lune : Y a-t-il des pics de crime les soirs de pleine lune ?« .

A vrai dire, l’idée de la lune influençant le jardin vient de notre bon Rudolf (Steiner) :

« C’est la Lune qui sature les terres, qui remplit les corps par son approche et les vide par son éloignement. » A l’instar de tous les Romains, Pline l’Ancien, dans sa monumentale Histoire naturelle, prête aux astres une influence sur les cultures. Et, parmi eux, la Lune, « qui possède un souffle vital », tient une place éminente. « Après le Vème siècle, les vignerons vont perdre cette sensibilité, explique Michel Bouvier, historien de la vigne. Elle ne réapparaît qu’au milieu des années 1920, avec le scientifique Rudolf Steiner, qui théorise les principes de la biodynamie. » Cette dernière, étendue à l’ensemble des cultures, postule qu’on obtiendra un résultat optimal par des pratiques biologiques (pas d’engrais), ainsi que par le choix de bonnes dates. (source : l’express – 2009)

Je serais complotiste que je dirais que tout est lié (et que je ne saurais plus quoi penser vu que la terre est plate).

Va falloir plus vous fier aux sources que je cite qu’à ma pratique de l’agriculture. La seule plante que j’arrive à faire pousser correctement c’est le philodendron géant qui couvre un mur de mon salon. Il est très joli et nous sert de sapin de Noël mais c’est peu représentatif de mes qualités horticoles.

L’AFIS a fait une visite de la ferme « Terre et Humanisme », le modèle d’expo du modèle biodynamique, après la visite dithyrambique de Bastamag.

Lorsque j’ai voulu en savoir plus sur ces fameux rendements tout à fait comparables à ceux de l’agriculture conventionnelle, mon interlocutrice [qui n’était pas l’auteure du texte, mais des vidéos] s’est progressivement souvenue qu’il leur avait été donné des chiffres de l’ordre de moins 30 ou 40% par rapport au conventionnel. Ce qui nous fait retomber sur les rendements réels de l’agriculture bio, qui elle utilise des pesticides et est souvent faite par des gens compétents. On peut logiquement supposer que la réalité du Mas de Beaulieu est probablement encore inférieure à ces chiffres – que nos guides sur place ne nous ont jamais donnés, malgré nos demandes répétées. Mais admettons, pour les besoins du raisonnement,  que ce soit « moins 30 ou 40% »…

Et si on baissait leur salaire de 30 à 40%, les journalistes de Bastamag estimeraient-ils que cette chute leur offrirait un niveau de vie qui, pour reprendre leur propre expression, « n’a rien à envier » à leur niveau de vie précédent ????? (source)

Je vous disais plus haut que je voyais difficilement la manière de reproduire à grande échelle les principes de cette agriculture. Ils ont trouvé la solution : exploiter des bénévoles qui payent pour venir tremper leurs douces mains dans de la bouse de vache ! Astucieux.

3. Pierre Rhabi

Entre 2014, début de la rédaction de cet article, et ce jour, pas mal de choses sont sorties. Pierre Rhabi est considéré par ses tenants comme le Messie de la Biodynamie, se sacrifiant à l’opprobre de la foule béotienne sceptique pour défendre la Terre Mère avec ses colibris. Ce courageux martyr de la cause, se sacrifiant pour notre survie, ne peut être qu’une personne exemplaire, vivant dans le dénuement tel un Gandhi Bové face à l’impérialisme des Big Pharma de l’agriculture, n’est-ce pas ?

Non. Pierre Rhabi est un tenant de la Nature en tant qu’essence divine et tout le toutim. Grand bien lui ferait si, comme José Bové, ne s’engageait pas sur le terrain de la PMA, par exemple, qu’il fustige en faisant fi des milliers de familles, dont bon nombre homoparentales.

« Journaliste : Je voudrais que vous me parliez de l’importance de la famille selon vous, et dans la vie qui a été la vôtre.

Pierre Rhabi : Et bien disons la famille, c’est une communauté naturelle, que la vie a établie, de cette façon. Et bien disons qu’il y a le père la mère, les enfants, tout cela représente une communauté, on pourrait dire viscérale, biologique, on ne pourrait pas la récuser.

J : Mais vous savez que cette notion actuellement est récusée, et l’on parle de famille homosexuelle, de famille mono parentale, de famille sous différentes formes.

Pierre Rhabi : Oui, toutes ces nouvelles idées… Il n’en reste pas moins vrai que ce qui n’est pas récusable et que ce qui a été depuis l’origine de l’humanité c’est que l’homme, la femme procréent et ont des enfants et constituent un groupe sociale biologique. Et ça personne ne peut le récuser. Alors on a beau avoir toutes sortes de discours, de théories, de thèses et d’antithèses cela n’enlève rien à cette réalité là.

J: Vous déclarez dans votre livre « le semeur d’espoir » que vous venez de publier chez Actes Sud : « loin de toutes hypocrisie ou complaisance, et avec tout le respect dû aux personnes, je considère comme dangereuses pour l’avenir de l’humanité, la validation de la famille « homosexuelle », alors que par définition cette relation est inféconde ». Vous n’allez pas vous faire que des amis dans les milieux aujourd’hui homosexuels, il y a beaucoup de gens qui ne sont pas du tout d’accord avec votre analyse.

Pierre Rhabi : Et bien vous savez ma grand-mère disait : « Tourne toi comme tu voudras, tu auras toujours le dos derrière ». Donc, comment aujourd’hui, faire l’unanimité sur le tout ? Moi je garde un respect absolu à l’égard des personnes, je ne suis pas du tout dans le jugement des personnes. Des personnes adultes veulent vivre ensemble, je n’ai rien contre. Simplement à partir d’un certain moment il y a la question de l’enfant. L’enfant intervient en quelque sorte. C’est à dire qu’il risque d’être mis devant un fait accompli d’avoir deux papas et deux mamans et de n’être pas dans ce qu’on appelle la norme. Et quand on dit la norme c’est la norme, on peut pas tourner autour du pot, il ne peut pas y avoir de procréation sans un homme et une femme.

J : Mais qu’est ce que vous appelez la norme ?

Pierre Rhabi : Et bien la norme c’est celle qu’a établie la vie elle-même !

J : La nature vous voulez dire.

Pierre Rhabi : La nature elle-même. C’est que pour qu’il y ait procréation, il faut mâle et femelle. L’abeille a besoin de… la reine a besoin d’un mâle, une chèvre a besoin d’un bouc, la vache a besoin d’un taureau. Donc ça c’est une loi invariable à laquelle même les homosexuels doivent leur propre existence.

J : Mais aujourd’hui il y a des méthodes scientifiques qui font évoluer les choses. Et je pense notamment à tout ce qui est la procréation médicalement assistée.

Pierre Rhabi : Non ce qui me gène dans tout ça c’est que l’enfant (alors, je vais dire des choses stupides) alors ce qui serait intéressant, ce qui me paraîtrait juste c’est que l’enfant, ce qui est impossible, préexisterait et donnerait son avis sur le sort qu’on lui réserve. Or, c’est pas le cas, on va le mettre devant un fait accompli qu’il faudra qu’il assume, bon an mal an. Et c’est là où je suis plus d’accord parce que cette troisième entité est une entité sur laquelle on agit sans qu’elle puisse donner son consentement. Et c’est là où je ne suis pas d’accord. C’est à dire que c’est une atteinte à la liberté de l’individu.
Alors peut-être qu’il y a des individus qui vont très bien le vivre et puis peut-être qu’il y a des individus qui vont en être mortifiés, de savoir déjà, dès la cour de récréation : « j’ai deux papas, j’ai deux mamans », alors que les autres ont un papa et une maman. Donc c’est là où je suis gêné par rapport à comment décider du sort d’autrui sans qu’il puisse avoir la possibilité, le libre arbitre de décider si le sort qu’on lui réserve est un sort qu’il admet. »

(source – Les Enragés)

Nous noterons aussi l’usage massif de l’argument de l’Appel à la Nature, prétexte à la pensée juste purement réactionnaire développée par ces gens.

Pour un rab d’écoeurement c’est par ici :

Cadeau, un screenshot de screenshot :

Depuis, les liens entre colibris et soraliens se font plus discrets. Cela dit, lorsqu’on lit la prose réac confinant au confusionnisme de cette engeance du malin, nul besoin de screenshot ni de citation. Vous l’aurez compris : le gouvernement nous cache tout, nous sommes des écolos subversifs qui prônons aux valeurs essentialistes essentielles  de la Nature. Un papa, une maman, une ferme dans le Larzac et les cochons seront bien gardés.

Pierre Rhabi a également des enfants, conçus je suppose de manière traditionnelle en suivant la méthode Ogino et en respectant les phases de la lune.

Dont Gabriel Rhabi, qui a ajouté « fils de Pierre Rhabi » dans son CV.

Mais aussi deux enfants, dont Sophie qui a fondé une école à la Céline Alvarez sous acide (TW sur le lien, ça parle de viol).

Et David (décidément Ogino, quel succès !)

Bon après vous me direz, si ça se trouve tous ses enfants sont des déviants, en étant une moi-même je peux concevoir le truc.

Le problème le plus grave à mon sens est celui de la dépolitisation (hop transition).

4. Dépolitisation

Colibris tire son nom d’une légende amérindienne, racontée par Pierre Rabhi, son fondateur :

Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! « Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »

C’est joli, poétique, ça donne de l’espoir, et ça fait peser le poids de l’écologie sur l’individu. « On » « Chacun » peut agir à son niveau, en consommant moins, mieux. Sur le principe, je suis complètement d’accord, hey, on a un contrat AMAP ici et tout.

Depuis plusieurs années je me demande pour quelle raison on fait peser à l’individu tout le poids du désastre écologique passé, présent et à venir. Je ne comprends pas que personne ne fasse le cacul « un GDF Suez qui renonce au gaz de schiste = 3 milliards de sacs en plastique économisés ». La surconsommation, nous en sommes responsables. Mais « nous » au sens systémique, pas au sens individuel.

Magie de la dépolitisation.

Si tout d’un coup nous exigions des grandes entreprises et des lobbys la fin de cette course à la consommation, ce serait fâcheux. Le capitalisme se défend jusqu’ici très très bien, entre les procès à la Monsanto, les complaisances des gouvernements vis à vis des grandes firmes et les whathefuckesques remises en questions du changement climatique par l’agent orange (oui, celui qui préside les USA).

Par contre, demander aux gens d’aller bosser en vélo, non seulement ça muscle leurs petites jambes et leur permet d’être en meilleure santé pour, peu-être, un jour, arriver à la retraite à 75 ans, mais ça les occupe en les maintenant dans le grand jeu culpabilisation/déculpabilisation. Depuis l’amorce de ces réflexions dans mon coin est paru cet article de l’Obs sur le sujet : Trier, manger bio, prendre son vélo… ce n’est pas comme ça qu’on sauvera la planète.

Consommer moins, manger mieux, moins voire plus de produits animaux deviennent des évidences. Bizarrement quand il s’agit de transformer cette prise de conscience en engagement fort politiquement, y’a moins de volontaires. Magie du système. Et je ne suis pas mieux que vous, j’ai été bosser lors des dernières manifs parce que le manque à gagner de 2 jours de grève  c’est 8 jours de courses alimentaires à la fin du mois. Le système m’a vaincue sur ce coup-là.

Trève de moralisation à deux balles, c’est le moment de conclure cet article si vous voulez bien.

Conclusion

Si Rudolf Steiner a fait un truc bien dans sa vie, c’est d’avoir remis au goût du jour la nécessité de la prise en compte des sols en agriculture. Les pesticides sont souvent de vraies saloperies, l’agriculture intensive également. Mais comme habituellement avec lui, on part du tangible relevant du bon sens à un mélange de SF et de complotisme boostés à la cocaïne.

Ce qui est plus grave à mon sens c’est qu’on prenne des bouquins de ce type, parus dans les années 20, pour « redécouvrir » l’agriculture à la papa-maman (LMPT FTW) au travers d’un gourou faussement bienveillant mais surtout blindé de fric. Plus pernicieux encore, qui profite de l’engouement autour du retour à la Nature pour distiller des idées carrément nauséabondes, sinon issues directement de la fachosphère. Et ça, monsieur, c’est pas bien.

Cet article conclut, enfin, toute la série consacrée à l’Anthroposophie. Je vais enfin pouvoir passer à autre chose dans ma vie comme le trekking en Alaska, la plongée sous marine ou, plus probable, le binge watching de GoT.

Merci de m’avoir lue jusqu’ici 🙂

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