Guillaume Musso : Et après…

Chers amis lecteurs, bien le bonjour. Avant toute chose, je me dois de vous prévenir. ATTENTION ! Les propos que je risque de tenir ci-dessous sont susceptibles de choquer les plus jeunes ou les plus filles d’entre vous. Oui, car aujourd’hui, j’ai décidé de sauter le pas. Hop ! Aujourd’hui, je vais m’atteler à la lecture de ce qui est décrit comme un immense chef d’oeuvre, toussa toussa trop bien lol.

Le livre de Guillaume Musso que je vous présente ci-dessous peut se résumer en 4 phrases (après l’image de la couverture, ce qui laisse l’occasion aux âmes sensibles de vite, vite, fermer cet onglet/fenêtre/pc ou de sortir leurs poupées vaudou pour se venger.), mais représentent un livre de pas loin de 300 pages.

La couverture fait rêver. Un petit coup de halo chez Photoshop, du flou, un léger ajout de grain photo, de la désaturation, un filtre jaune, une habile retouche des lèvres et c'est parti !!!
La couverture fait rêver. Un petit coup de halo chez Photoshop, du flou, un léger ajout de grain photo, de la désaturation, un filtre jaune, une habile retouche des lèvres et c’est parti !!!

Résumé (pour les flemasses):

Nathan Del Amico, brillant avocat new-yorkais, découvre l’étrange pouvoir de Garrett Goodrich. Qui est ce Garrett Goodrich ? Un cancérologue chevronné, directeur d’un important centre de soins palliatifs. Il n’a rien d’un illuminé et pourtant il se dit capable de prévoir la mort. Il prétend avoir une ‘mission’ : accompagner ceux qui vont mourir jusqu’aux frontières de l’Autre Monde pour qu’ils quittent la vie en paix avec eux-mêmes. Très ébranlé, Nathan comprend que Garrett est entré en contact avec lui pour le préparer à mourir. Mais il est bien incapable d’imaginer ce que la rencontre avec cet homme va déclencher dans sa vie, et dans celle de ceux qu’il aime.

 

En fait, voici le vrai résumé :

Nathan Del amico est beau, riche, célèbre et séparé d’avec son ignoble femme qui a la garde de leur fille adorée. Il rencontre un docteur qui lui explique qu’il voit des gens futurement morts, et qu’il doit les préparer à leur funeste destinée. Nathan pense donc qu’il va mourir et pète un câble.

Oui, ça fait que trois phrases, je sais compter. Je vous laisse la fin au frais, en bas de la page. Nous aurons droit à un roman trépidant, avec de l’action, des sentiments, des rebondissement et des effets spéciaux à vous couper le souffle !

En vrai, Mr Musso a de l’idée, mais tout ceci part un peu dans tous les sens, sans véritable continuité ni logique. Les deux choses les plus insupportables de ce livre étant les innombrables flashbacks et les passages d’un point de vue à l’autre. Et les personnages secondaires inconsistants malgré les tartines de description de la petite enfance auxquelles on a droit.

Les Critiques des gens sérieux :

«Ce roman est dangereux. Une fois ouvert vous ne pourrez plus le quitter avant la dernière page.»
Bernard Lehut – RTL

«Guillaume Musso manie l’art du suspense avec l’efficacité de ces maîtres du thriller américain.»
Anne Berthod – L’Express

Lecture faite de ce livre, je peux vous le confirmer : je n’écouterai donc pas plus RTL et ne lirai pas plus l’Express qu’avant. Je ne sais pas combien sont payés ces gens pour dire ça mais je veux bien le même job. De même, Guillaume Musso a sûrement été sponsorisé par l’Office du Tourisme de la ville de la grosse pomme. Vous comprendrez plus bas.

Taillaut !

Et après…

Prologue

Ouch ça commence bien. Je vous cite la première description :

Un grand oiseau nageait au milieu des feuilles. Son plumage immaculé, son bec noir comme le jais et son cou très allongé lui donnaient une grâce majestueuse. Un cygne.

Un cygne. Paf, comme ça, un cygne. Je suis soufflée, attendez, je vais respirer un peu avant de reprendre ma lecture…

Donc, un petit garçon et une petite fille au bord d’un lac, l’action se situe dans le Massachusetts. Ah bah c’est clair que ça fait tout de suite plus classe qu’un bouquin qui se déroule dans le Doubs. La fillette tend la main vers le cygne et là, c’est le drame ! Elle tombe à l’eau et se noie ! N’écoutant que son courage, le garçon saute dans l’eau (après avoir pris soin d’enlever ses chaussures préalablement), et la sauve. Hélas, il se noie.
Question : laisser deux enfants faire mumuse avec les cygnes, alias les oiseaux les plus agressifs du monde avec les oies, au bord d’un lac, visiblement profond et dangereux ? L’auteur aurait-il oublié de préciser que leurs parents sont de grands malades irresponsables, ou même morts ? Morts à la limite ça ajouterai un peu de mélo.

Elle s’accrocha à lui et, tant bien que mal, ils parvinrent à se rapprocher du bord. La tête sous l’eau, il la souleva de toutes ses forces et, grâce à son aide, elle réussit de justesse à se hisser sur la rive. Au moment où il allait grimper à son tour, il se sentit faiblir, comme si deux bras puissants l’entraînaient avec force au fond du lac. Il suffoqua; son coeur se mit à battre à toute vitesse pendant qu’une pression effroyable comprimait son cerveau. Il se débattit jusqu’à ce qu’il sente ses poumons se remplir d’eau. Puis, n’en pouvant plus, il lâcha prise et coula. Ses tympans explosèrent et tout devint noir autour de lui. Enveloppé par les ténèbres, il comprit confusément que c’était sans doute la fin.

Chapitre 1&2

Ok ok. Nous nous retrouvons donc 40 ans plus tard. A Manhattan (oui, c’est plus classe que le Puy en Velay), et nous sommes en pleine période de…oui ! De Nowel ! Il passe donc devant de belles boutiques pleines de décoration de Nowel, et se dirige à petites foulées vers Central Park pour son jogging quotidien. Submergé par les souvenirs de sa femme et de sa fille, il se retrouve assis les larmes aux yeux, c’est triste. Mais non, Nathan est un homme courageux ! Il ne se laisse pas attendrir, il a un prénom de winner, déjà, et aussi, il entretient son corps d’athlète. La suite du chapitre nous apprend qu’il mène une brillante carrière d’avocat au sein d’un cabinet hyper prestigieux (…plus classe qu’une carrière d’avocat à Outreau, certes). Un beau parti, en somme, et célibataire vu que sa femme, sûrement sans cœur et aveuglée par la haine, l’a laissé seul en kidnappant sa fifille.

Un parcours exceptionnel à son âge. Nathan avait réalisé son ambition : devenir un rainmaker, un des avocats les plus renommés et les plus précoces de la profession. Il avait réussi dans la vie. Non pas en faisant fructifier de l’argent à la Bourse ou en profitant de relations familiales. Non, il avait gagné de l’argent par son travail. En défendant des individus et des sociétés et en faisant respecter des lois.

(Bon, pour moi un rainmaker c’est pas tout à fait ça. On va dire que le côté avocat c’est bien, mais il manque surtout le côté plein de fric. Passons.)

Whahou, dites donc, les enfants, je sais pas pour vous, mais n’en jetez plus, quoi. Un cygne, New-York, Central Park, un avocat œuvrant pour le Bien… Je suis prête à parier qu’il a les yeux bleus et les dents blanches comme tout. Bon, à part ça, là, je me surprend déjà à me demander parfois à ce stade si le roman a été simplement mal traduit. Avant de me souvenir qu’il n’a pas été traduit du tout : l’auteur est bien Français, oui oui. Dommage, ça lui aurait donné une excuse…

Passons (bis). Nathan (célibataire), travaille avec Abby, célibataire elle aussi et assistante de son état. Qui, précisons-le “se gave[r] en cachette de jus de fruits additionné de vitamines et de caféine.” Non, dans ce milieu là, la cocaïne n’existe pas, on dirait que le vrai simple café non plus d’ailleurs.
Abby, donc, informe notre cher héros qu’il a un rendez-vous à 17h, sans doute parce qu’il est le meilleur (on commence à saisir, là, je crois). Mr Goodrich arrive donc au bureau de Nathan. Suspense.
L’invité de Nathan est de prime abord antipathique et inquiétant. Le fait qu’il engage la conversation sur la mort d’entrée de jeu n’aide pas non plus, décidément, ces médecins ne font aucun effort (oui, Goodrich est médecin). Et puis, paf ! Il se barre.

— Mais que me voulez-vous vraiment? demanda Nathan d’un ton désemparé.
— Je crois que vous le savez, Nathan, je crois que vous le savez, lança Goodrich, déjà dans le couloir.

Sur ce on arrive au chapitre 3 (déjà !!!)
Notre ami regarde par la fenêtre et pense au…au…? Allez un indice : il regarde les gratte-ciel. Gagné ! Il pense au 11/09, bravo. Passe ensuite une longue description de ses innombrables réussites professionnelles, et le fait qu’il agace ces collègues à force d’être aussi parfait (non, sans dec ?). A ce stade, je pense que la lectrice de base a bien pigé le truc : Nathan est un bon parti.

Non content de bénéficier d’un physique avantageux, il n’oubliait jamais de dire bonjour aux secrétaires, remerciait le portier qui lui appelait une voiture et consacrait gratuitement quelques heures par mois à des clients nécessiteux.

Hum. Pour moi ça s’appelle “être normal” ou même “ne pas être un gros con” en fait.
Nathan rentre donc chez lui plus tôt qu’à l’accoutumée, quelque chose le préoccupe, ahum. Il appelle le répondeur de son ex-femme pour entendre le son de sa voix, chose très peu inquiétante à vrai dire. Oh, son ex décroche, et lui parle d’un ton glacial ! C’est vrai, quoi, lui il l’appelle 38 fois par jour pour entendre le son de sa voix, elle décroche qu’une seule fois, et en plus elle lui parle mal, la vile… Là on entame le chapitre tant attendu du “ma vie professionnelle passe avant ma vie familiale, oh, comme je m’en veux”. Mr Musso nous souffle au passage que Nathan est millionnaire.
Blabla souvenirs, amertume, regrets, il enlève même son alliance pour y lire la phrase gravée à l’intérieur, puis se rebelle et se dit que l’amour c’est bullshit !  Il se saisit ensuite du portrait de sa femme, docteur en heu…économie de l’environnment. Sans doute une précision extrêmement utile pour la suite.

Après un dernier larmoiement au sujet de sa famille, Nathan fait une courte sieste et se réveille en sursaut quand son portier l’appelle en lui demandant s’il doit laisser entrer ce “Mr Goodrich”. Ce dernier parvient à entraîner notre nouvel ami au travers des rues de New-York, au passage ils filent en yellow cab à travers Broadway tandis qu’un tube de Sinatra chante dans l’autoradio. Il arrivent donc à l’Empire State Building. Question : est-ce qu’on trouve des cartes postales prédécoupées à la fin du livre ? Non ? Remboursez !!!

Chapitre 4 (ça me rappelle le Da Vinci Code dans ce même style de petite blague).

Là, ils montent en haut de l’Empire state Building, toussa toussa… Et sur ce, le bon Dr Goodrich le prévient que le jeune type à côté, prénommé Kevin (oui oui), va mourir. Et hop ! Il se tire une balle dans la tête ! Mais heu pourquoi ?

Chapitre 5 (…)

Après une mauvaise nuit de sommeil, Nathan va au travail sans conviction. Mais, rapidement, c’en est trop ! Il faut qu’il aille voir le médecin, de préférence sur son lieu de travail. Se présentant à l’accueil, c’est tout naturellement que le bon Dr Goodrich arrive en tenue de chirurgien et lui propose d’assister à l’opération. Well well well…les règles de déontologie, c’est pour les faibles.
Nathan vomit, Goodrich sauve le patient, puis ils se retrouvent à la cafétéria de l’hôpital autour d’un café.

Goodrich se servit une tasse de café et ajouta beaucoup de lait et de sucre. Il fronça les sourcils.
— Je ne sais pas si vous êtes déjà prêt, Nathan.
— Prêt à quoi?
— À entendre ce que je vais vous dire.

Ça me dit quelque chose, dites-donc ! Si vous connaissez “Dead Like Me” la suite vous dira certainement quelque chose : le Dr parle de Messagers de la mort qui préparent les futurs morts pour leur vie dans l’au-delà. Rien que ça. Mais Nathan n’en a rien à foutre, du tout, d’ailleurs il se barre, pas content.

Chapitre 6

Nathan demande des jours de congé à son boss, qui râle. Ensuite, flashback on apprend que Nathan est le fils de l’ancienne femme de ménage de ses beaux parents, qu’il a rencontré sa future-ex de cette manière (comme dans tout bon conte de fées), qu’il l’a sauvée de la noyade (NON ! Sérieux ? les enfants au début du livre c’étaient Nathan et Miss Ingrate ? Des fois qu’on ait pas bien saisi, l’auteur nous précise à nouveau la date des faits.), pour finalement, toujours dans son flashback, se retrouver face à face avec son beau-père avocat qui ne l’a jamais accepté, et qui lui sort donc le rituel “Je vais vous écraser comme un cafard”.

Je me demande bien qui va gagner le procès fatidique opposant les deux hommes.

Ensuite on revient sur l’enfance de Nathan, la vie de merde de sa maman qui cumule quand même un peu les tares, faut dire : illétrée ou pas loin, avec un mari violent qui finit par la quitter en lui laissant le môme, travailleuse acharnée, toussa toussa, jusqu’à sa mort juste 3 ans avant que son fifils gagne le procès de sa vie (oups j’ai vendu la mèche !). Il se sent coupable de ne pas s’être assez bien occupé d’elle, etc. etc. larmoiements, toussa, et quelques phrases chocs comme :

Elle n’avait pas de diplôme mais elle avait de l’amour. Un amour inconditionnel et indéfectible. Elle répétait souvent à son fils qu’elle se sentait rassurée d’avoir eu un garçon plutôt qu’une fille : « Tu te débrouilleras plus facilement dans ce monde encore dominé par les hommes», lui assurait-elle.

Que dire, que dire…non, en fait je vais passer au chapitre suivant en fait, oublions.
Quoi ? Le chapitre continue ? Mais heu, trop d’informations, là !!!

Nathan hésite entre son coupé Jaguar et son 4×4 (luxueux, la précision est sûrement utile). Dans l’autoradio, Leonard Cohen. Ahum. C’est à sa femme qui est une militante écolo, etc. Il se dirige on ne sait où, puis décide de prendre son téléphone portable et appelle le directeur d’une clinique qu’il connaît, et l’oblige à lui faire passer un check-up complet en le menaçant de le dénoncer au fisc. Oh attention il est pas si gentil en fait ! Bouh !

Chapitre 7 (enfin !)

Martine à la plage, Martine joue à la marchande, Martine va passer son check-up complet…je vous fais grâce des descriptions (coloscopie, examen de la prostate…)(sic) et là : re-flashback ! On apprend que Nathan et son ex avaient un autre enfant, qui, lui, est mort subitement du nourrisson. Voilà voilà.
Bref : Nathan est en parfaite santé, youhou, sur ce il repart dans son 4×4 (luxueux) et se grille non pas une mais DEUX clopes. Rebelle, va. Aux US en plus il a pas peur, lui.

Chapitre 8

Une fois chez lui, il se prépara des pâtes. Des penne rigatte au basilic et au parmesan qu’il accompagna d’une bouteille de vin californien. Après avoir mangé, il prit à nouveau une douche, enfila un pull en cachemire à col roulé et mit un costume élégant.

C’est dit : Guillaume Musso, tu es un traître à notre brave patrie ! Du VIN CALIFORNIEN !!! Nan mais il est millionnaire en plus le type, c’est même pas une question de moyens…il boit du vin californien. Je sais pas, je sais pu, Guillaume, mais là ça va pas le faire entre nous deux, tu vois. Et m’achever avec le col roulé sous costard, non, mais non. Non. Je suis déçue, Guillaume.

De retour dans son second véhicule, son discret coupé Jaguar (doté d’un moteur V6), Nathan écoute Eric Clapton et se dit “Ça, c’est de la vraie musique !” (pas sympa pour Sinatra et Leonard Cohen). Il se rend voir son copain le Dr Goodman, heu, Goodrich, qui, grand homme qu’il est, travaille aux soins palliatifs de sa clinique. Si j’ai bien compris le topo, Nathan va aller lui rire au nez avec les résultats de son check-up. Il fait moins le malin quand il voit des gens qui vont mourir, blabla, et Goodman lui demande d’aller voir une dénommée Candice je ne sais où, là il “saura”. Allez, c’est parti vers une histoire annexe qui n’apportera strictement rien à l’intrigue !

Allons-y let's go ! C'est parti les amis !
Allons-y let’s go ! C’est parti les amis !

Mais attendez une minute… Goodrich explique un peu avant qu’il peut voir les gens qui vont mourir, parce qu’ils brillent d’une sorte d’aura. Mis à part le fait que ça me fait penser au vampire en guimauve de Twilight, je trouve que bosser aux soins palliatifs n’est pas une super idée. Ça doit lui flinguer les yeux tous ces gens incandescents…

Chapitre 9

Nathan trouve Candice, qui n’a rien de particulier à part une chevelure blonde.

Il regagna le 4 x 4 – moins voyant que la Jaguar- garé en face du café.

 

Gneu ? En gros il est repassé chez lui juste pour changer de voiture. Ok ok. Pendant ce temps, Bonnie, sa fille, l’appelle et lui parle de son futur beau-père, qui, comme par hasard, est tout l’opposé de ce cher Nathan. Bref. Nathan suit Candice (ce vieux pervers), qui a un fils. Un éclair va-t-il frapper la jeune femme alors qu’elle déambule tranquillement dans la rue ? Ha ha ! Encore un suspense insoutenable. Goodrich envoie un SMS à Nathan et lui demande d’aller voir ses mail. Là, j’ai une question : Nathan est riche. Il a un PC portable (ou un mac, après tout, c’est un gentil hein), on est en 2004. Mais heu…Nathan n’a pas de Blackberry ? Ou autre Palm truc ? Non ? Il a juste un téléphone qui téléphone ? Mais de qui se moque-t-on ? (J’ai une réponse pour la dernière question.) Le mail contient une vidéo bizarre et à la fin, un portrait de Candice petite fille. Gneu.

Chapitre 10

Notre bien-aimé héros se rend à la clinique du bon docteur, cheveux au vent et tout. Le gentil vieux monsieur lui offre du vin. Chilien. Guillaume, tu files un mauvais coton, vraiment… En plus, je veux pas dire mais on a dépassé la centaine de page, soit à peu près le tiers du bouquin, et pour le moment il ne s’est rien passé.

Chapitre 11

Nathan a accepté l’invitation du Dr a rester dans sa résidence secondaire. Il ne connaît pas ce type qui lui tient des discours bizarres et inquiétants sur la mort depuis plusieurs jours, qui ne répond pas à ses questions, la résidence secondaire se situe au fin fond de nulle part, mais non, notre héros va y passer la nuit. Il y survit donc miraculeusement, et se remet à suivre Candice, qui, a-t-on appris un peu avant, a un père qui a été en prison et qui veut se rapprocher d’elle. Toujours pas d’éclair foudroyant ? Non ? Non. On passe du point de vue de Candice, d’un coup. Qui a des goûts musicaux aussi douteux que Nathan : Shania Twain dans l’autoradio tandis qu’elle part travailler dans un bar, son second job (bah ouais : c’est une mère célibataire à l’approche des fêtes !). On repasse du côté de Nathan, hoplà, et les deux gens se rencontrent

Fugitivement, leurs regards se croisèrent et il se produisit « quelque chose ».
Pourvu qu’il ne s’imagine pas que je veux le draguer, pensa Candice.
Pourvu qu’elle ne s’imagine pas que je veux la draguer, pensa Nathan.
Depuis qu’il était ici, il se demandait comment entrer en contact avec la jeune femme. Même s’il avait prétendu le contraire devant Garrett, il ne pouvait s’empêcher d’être inquiet pour elle. Il devait à tout prix savoir si quelque
chose dans la vie de Candice pouvait faire craindre une mort prochaine. Mais comment aborder une fille un vendredi soir dans un bar autrement que sur le ton du badinage?

Mais oui, comment ??? Comment ?????? Ok, ok, c’était une figure de rhétorique, pas la peine de me frapper…

Repassage du côté Candice, qui a un flashback… *baillement* allez on va parier : une vie pas facile, c’est une mère célibataire et le père de son bébé la frappait ? Oh, pas loin.
Et là, la foudre frappe. Mais HA ! Elle foudroie le père de Candice. Guillaume nous a bien eu, quel filou ! Notre gentil de service veille la jeune maman, et le lendemain, lui propose de lui donner une petite somme pour la dépanner (trois fois rien, 100 000$, limite radin). Candice refuse avec des petits cris perçants. Nan !

Chapitre 12

Le téléphone sonne. Fin du chapitre.

Non, je déconne…
Candice va à la banque avec Nathan. J’avais prédit un braquage ? Zut, j’aurais dû parier !!! Bref, Candice meurt. Tadam.

Chapitre 13

Au commencement, le passé et l’avenir n’existaient pas.
C’était avant la grande explosion. Celle qui engendra la matière, l’espace et le temps.
Dans les encyclopédies, on peut lire que l’histoire de notre univers a commencé il y a quinze milliards d’années. C’est aussi l’âge des étoiles les plus anciennes.
Quant à la Terre, elle s’est formée il y a moins de cinq milliards d’années. Très vite, c’est-à-dire un milliard d’années plus tard, elle abrita des êtres vivants rudimentaires : les bactéries.
Puis ce fut le tour de l’homme.
Tout le monde le sait mais tout le monde l’oublie : le temps de l’humanité reste une quantité négligeable par rapport au temps de l’univers. Et à l’intérieur même de cette miette infinitésimale, ce n’est qu’au Néolithique que les hommes ont commencé à se sédentariser et à inventer l’agriculture, les villes et le commerce.

Mui mui mui. On dirait une intro à moi dites donc (et vu l’estime que j’ai par rapport à mes tentatives pitoyables d’écriture, c’est vous dire !). En résumé : Nathan angoisse.

Chapitre 14

Les morts ne savent qu’une chose : il vaut mieux être vivant.
Dialogue du film Full Metal Jacket de Stanley Kubrick

Oui, Guillaume émaille chaque chapitre de son livre de citations. Non, je ne les ajouterai pas, pas la peine d’insister.
Notre brave gentil déprime, et se souvient de cette année funeste de 1972. Sur ce, il se saisit d’un vinyle de John Lennon dédicacé par une main inconnue. Fichtre !

Chapitre 15

Nathan fonce chez le toubib, qui n’est pas dans sa résidence secondaire. Au lieu de l’appeler (Il a son numéro, sachant qu’il a reçu déjà plusieurs appels et SMS de la part du vieux.), il préfère entrer par effraction chez le monsieur. Chacun son truc hein…Au passage, petite scène d’action avec le dobermann tueur qui le rate (tsss, servent à rien ces chiens de garde).
Le bon Dr Mengele Goodrich garde comme par hasard tous les dossiers de ses patients chez lui, dont un de 1972. Passons une fois de plus sur des valeurs toutes subjectives comme l’éthique et le secret médical.  Bon sang mais c’est bien sûr ! Il se disait bien que son visage ne lui était pas inconnu !!! Le Docteur a été celui qui s’est occupé de Nathan après sa noyade (je sais pas pour vous, mais moi je m’en doutais pas du tout. Non, je ne mens pas. Bon, ok.)

Le gamin s’est noyé, il était mort cliniquement, et ils ont pu le ramener de l’au-delà. Hoooo. Et là, il était hors de son corps, il a vu un tunnel et une lumière blanche ?

— Pendant que j’étais dans le tunnel, j’ai revu ma vie avant l’accident et j’ai aperçu des gens aussi. Je crois qu’ils étaient morts.

 

Au plagiat !
Au plagiat !

Chapitre 16

Le bon docteur revient, pas surpris pour un sou de voir un inconnu en train de fouiller dans ses dossiers.
Haha, Mister Bond ! Ché vois qué fous zavez vai gonnaissanze avec Cujo ! (Le chien) (note en bas de page : inspiré par Stephen King)(non ?)(arrêtez de me frapper et j’arrête les dialogues de parenthèses)

Sur ces entrefaites, le Dr soigne Nathan, qui râle. Là on passe du point de vue du doc puis je sais pas. On va dire qu’à partir de là on est Dieu, moi, en même temps ça m’arrange, jouer au ping-pong avec le style comme ça c’est suffisamment chiant, rho.

Mais Nathan était de nouveau décidé à se taire.
— Je vous ai dit que je ne m’en souvenais pas !
Goodrich comprit qu’il n’obtiendrait rien de lui. Après tout sa réticence à parler était compréhensible. Il était passé si près de la mort après sa noyade, il avait vécu une expérience tellement hors du commun qu’il était presque normal qu’il veuille garder pour lui une part de ce mystère, de cette survie miraculeuse.

Passons. Nathan crie. Comme souvent, depuis le début du livre. J’en viens à penser que l’Odieux Connard a raison : même sous une apparence étazunienne, le français hurle, vocifère. Sauf que c’est pas une comédie, dommage, à la limite j’aurais préféré. Ah. Ah, mouais, Guillaume se rattrape, ici Nathan descend un Sauternes.
Puis ils parlent de la mort, mais on apprend rien de plus. Nathan tombe on ne sait comment sur le journal intime de la femme (morte) du bon docteur :

Juste en dessous d’une photo d’elle en train de faire un jogging, elle avait rédigé une sorte de légende :
« Je cours si vite que la mort ne me rattrapera jamais. »

Ah ah.

Forrest_Running

Chapitre 17 (je commence à trouver le temps long, pas vous ?)

Nathan se pose des questions métaphysiques. Nathan vous emmerde et rentre à sa maison, bande de cyniques que vous êtes ! Et Nathan nous fait un nouveau flashback (bon, écoute, je sais pas, tire-toi une balle qu’on en finisse…mais pas un autre flashback pitié !), puis appelle son ex-femme pour se faire raccrocher au nez. Nous passons donc du point de vue de cette ignoble ex-femme qui, à son tour, réfléchit sur la vie et nous offre un petit flashback. Merde, Guillaume…non… allez, la suite.

Chapitre 18

On a dépassé la moitié du bouquin. Ça, c’était la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est qu’on est de retour en 1972 avec un flashback géant et des lettres d’amour d’une mièvrerie putride.

Sur l’enveloppe, au stylo rouge, elle a écrit un mot pour apostropher le préposé au courrier : Facteur, gentil facteur, essaye de faire ta distribution à l’heure pour que mon amoureux reçoive au plus vite mes mots d’amour

(oh oui, Facteur, presse le pas, car l’amour n’attend pas…)
Pour tout vous dire, je commence à sauter des passages, à lire en diagonale. Trop de douleur à mes noeils, désolée.

Chapitre 19

Nathan prend le Dr Goodyear en otage pour prendre l’avion. Le raisonnement est implacable : le bon docteur n’a pas prévu sa mort à lui, donc si ils prennent l’avion ensemble, Nathan ne va pas mourir et pourra aller voir fifille. Logique. Je sais pas comment mais il semble que ça soit logique aussi pour le Dr, qui le suit. Bref, il va chercher sa fille. Des fois que la mort soit contagieuse, donc, autant aller la passer avec sa fille, bien sûr. Je ne dois pas être assez psychologue pour piger, sûrement.

Chapitre 20

Nathan revoit son ex femme, et re-flashback d’une Mallory (c’est le nom de l’ex-femme) anorexique, puis ils se disputent comme deux ex-époux. Ça tombe bien, ils sont séparés, ha ha ! Mais ils se réconcilient plus ou moins, sauf que monsieur a un avion à prendre (U_U) et s’en va donc.

Chapitre 21

De retour à sa maison, il s’occupe de sa fille sans se préoccuper de la laisser dans la cuisine en compagnie de tous ces objets tranchants et dangereux (il a pas vu la chouette de la sécurité à la maison, lui. Saleté d’américain !)

Prévention des accidents domestiques (de grenade)

Donc non seulement il expose son enfant à de graves dangers physiques et autres intoxications alimentaires en l’aidant à cuisiner une tourte au potiron, mais en plus il la traumatise en lui parlant de la mort de son petit frère (à laquelle nous avons assisté, impuissants, lors d’un précédent flashback, souvenez-vous.).

Chapitre 22

Nathan emmène sa fille passer deux jours chez ses beaux-parents, c’était l’autre partie du marché qu’il a passé avec son ex pour l’avoir une semaine. Allons-nous avoir droit à un autre flashback ? Et bien je vous le donne en mille : oui ! On apprend que le beau père est un faux méchant et on se laisse mollement glisser vers le…

Chapitre 23

Ciel ! Un rebondissement ! Le beau-pôpa a renversé un enfant en conduisant bourré ! Ça n’a aucun rapport avec le genou qu’il n’a plus ? Mais non, mais non ! Nathan s’empresse d’endosser la faute, le gosse est emmené aux urgences (où on assistera à une scène d’Urgences, donc), et lui file en prison.

Chapitre 24

Toudidou…toudidou…

"Tenez bon ! Tenez bon ! On est presque à la fin !"
“Tenez bon ! Tenez bon ! On est presque à la fin !”

Générique d’Urgences.
Scène de sauvetage, mais argh ! L’enfant est entre la vie et la mort ! (nous passons donc du point de vue de la jeune femme médecin qui sauve le gamin.)
Sur ce, Nathan sort de prison, et va causer avec bopapa dans un Diner (on attendait pas du tout ce genre de scène dites donc). Ce dernier lui demande de le laisser prendre ses responsabilités, toussa, mais Nathan lui avoue qu’il sait qu’il va mourir. Ils se réconcilient (après avoir fait une petite incursion dans la tête de bopapa), puis le père du gosse, qui l’a retrouvé on ne sait comment, lui casse la gueule.

Nathan se releva péniblement. Il porta la main à son nez. De grosses gouttes de sang tombaient dans la neige, dessinant comme une flèche rouge sur le sol.

Chapitre 25

Sa fidèle assistante Abby est venu le ramener chez lui. Ces chacals de journalistes lui sautent sur le râble, puis il prend une douche (cherchez pas). Oh ! Un maître chanteur a pu récupérer des images du beau-père conduisant le (luxueux) 4×4 et veut 1 miyon de $ pour son silence ! Que de rebondissements, j’en suis toute retournée.

Chapitre 26

Nous voici dans l’esprit du maître chanteur, un gérant de station service minable, bien évidemment. Nathan a un plan secret, nous en saurons sûrement plus ensuite, même si je ne vois pas vraiment où Guillaume veut en venir, là…

Chapitre 27

Le Dr Goodmorning est au chevet du gamin comateux. Il fait yamanamana avec ses mains et voit : non, l’enfant ne mourra pas ! Bon, ça, c’est fait…maintenant, la rançon. Les deux gens se rencontrent à la gare de Grand Central, et vont signer leurs petits papiers dans un…bar à huîtres. Nathan essaye (maladroitement pour un avocat) d’endormir le méchant à coup de blagues foireuses, et fait semblant d’échouer mais réussit on ne sait comment à obtenir un enregistrement compromettant. On ne saura jamais vraiment comment il l’a eu, mais on s’en fout ! Le méchant a eu ses sous, Nathan s’en contrefout.

Et là, petite réunion familiale à l’improviste, et l’ex-femme pleure devant son popa en lui avouant qu’elle aime toujours son ex. Oh làlà je ne m’y attendais pas.

Chapitre 28

Nathan et sa fille vivent le rituel avant Nowel de tout bon Niouyorkais moyen : Central Park, les chevaux de boua, patinage sous le gigantesque sapin…puis Mallory rejoint son aimé lors d’une scène cucuesque à souhait.

Chapitre 29

…et ils se réveillent tous les deux au lit, mais quelle surprise dites donc.
C’est le réveillon, nous faisons donc le tour de tous les personnages secondaires de l’histoire. Abby a la gueule de bois, le bon docteur mange une pomme, et j’en passe.

Chapitre 30

Et là, c’est le drame.

Chapitre 31

Nathan a vu LE signe des gens futurement morts autour de sa femme. Nooooon ! (au ralenti)
Il se précipite auprès du Dr Goodrich, qui se gausse : “ha ha j’ai jamais dit que c’était toi qui allais mourir, gros nul !”. Et de lui faire comprendre : Nathan a vécu une expérience de revenir de la mort, à un certain prix : celle qu’il aime ! Et ensuite, il deviendra un Messager. Va-t-on en savoir plus sur ces fameux messagers ? Et bien non, car c’est déjà la fin du bouquin.

Pour l’instant, il ne pouvait penser qu’à elle. Il serait sa boussole, le guide de ses derniers instants.
Le Messager qui lui prendrait la main pour l’accompagner jusqu’au seuil de cet endroit.
Cet endroit inconnu et redouté.
Là où nous irons tous.
Au niveau de Trinity Church, il pressa le pas : la femme qu’il aimait l’attendait à la maison. Et elle avait besoin de lui

??????????????????????

Whahou. Que dire que dire…

La dernière phrase était donc :

Mais en fait, ce n’est pas Nathan qui va mourir mais sa femme : en effet, revenu d’entre les morts des milliers d’années auparavant, il avait pu revenir afin de préparer à la mort celle qu’il aime.

Autant j’aime bien les fins ouvertes, autant là…on ne saura pas pourquoi ni comment Candice machin sa vie ou on ne sait quoi, on ne saura jamais si la jolie médecin des urgences couchera avec le Dr Ross, si le Dr Goodwork mourra dans d’atroces souffrances, si Abby rencontrera enfin le grand amour, si le méchant gérant de la station service mourra dans d’atroces souffrances en s’étouffant avec ses sous…

Et surtout, on ne saura jamais comment Nathan va faire pour : échapper au procès qui lui pend au nez pour avoir écrasé un nain, se remettre de la perte financière d’1 100 000$, de la perte de son boulot, et mener de front une lutte courageuse contre la mort prochaine de sa bien aimée.

Mais en fait, j’ai curieusement pas envie de le savoir.

8 Commentaires

  • Ben dis donc !!! Il est long ce bouquin ! Mdr Heureusement que tu l’as résumé ! De toute façon, je ne l’aurais pas lu ! J’ai une sainte horreur des fin ouverte ! Bizzz

  • Merci Jayne… Je l’aurai jamais lu ce bouquin, mais grâce a toi je sais maintenant a 100% que je le lirai jamais et que ce sera du temps de gagné ! Encore merci !

  • Merci !!!

    Au moins ça fait une bouse de moins que je n’emprunterai pas à la bibliothèque en pensant que je vais enfin lire un bon livre, et que je jetterai (violemment) contre le mur d’en face de frustration au bout de la dixième page !!!

    Donc Musso…

    (raye un nom sur sa liste)

    C’est fait.

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