Principe de Peter et autres joyeusetés

Il y a quelques décennies (héééé oui), mon vieux père me faisait découvrir ce livre absolument formidable qui m’a ensuite beaucoup servi et qui me sert encore : le principe de Peter.

Le principe de base est le suivant : « Tout employé tend à s’élever à son niveau d’incompétence »
Le corollaire est : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d’en assumer la responsabilité. »

En effet. Il est habituel que les employés bien sages soient promus (pas toujours, mais ne parlons pas des choses qui fâchent), surtout s’ils travaillent bien comme il faut. On leur donne alors de nouvelles tâches, de nouvelles responsabilités, et de nouveaux objectifs. Un employé compétent sera récompensé pour sa compétence, et on lui proposera donc…un autre poste, tout en maximisant ses chances de devenir finalement incompétent. Et plus l’employé est promu, moins il est compétent, et il atteindra forcément un stade où il sera incompétent. Une fois incompétent, l’employé stagnera donc à son poste indéfiniment car il ne pourra plus être promu.

Wikipedia nous dit aussi :

Le principe de Peter connaît deux extensions principales établies a posteriori :

  • Si les pays vont si mal, c’est parce que tous les salariés des administrations, responsables du bon fonctionnement des pays, donc, sont incompétents pour leur poste. Les administrations qui gèrent les pays sont donc incompétentes pour leurs fonctions, d’où le mauvais fonctionnement des pays.
  • La seconde extension est appelée Loi de Dilbert (du nom d’un personnage de bande-dessinée) ; elle relève plus de l’empirisme que d’une déduction sociologique réelle. Elle suppose que les employés les moins compétents seront toujours affectés aux postes où on est sûr qu’ils produiront le moins de dégâts, c’est-à-dire l’encadrement.

Pourquoi aujourd’hui parler du principe de Peter ?

Simplement parce que je me faisais une énième fois cette réflexion : c’est incroyable cette faculté qu’ont les gens de perdre absolument tout esprit d’initiative lorsqu’ils sont en relation avec un support technique.
Attention, pas tous, et heureusement… Mais ce phénomène reste incroyablement vrai. Combien de fois ai-je des utilisateurs qui me demandent systématiquement « je clique ? » à l’affirmation « Onglet 1 » ou « Bouton OK ».

« Nous sommes sur la page d’accueil, procédons maintenant à votre inscription sur le site.
– Heu… c’est où ?
– Voyez-vous le bouton « S’inscrire ? »
– Oui.
– …
– Je clique ?
– (non, non, ne clique pas, on va attendre pour voir si ça se fait tout seul). Oui, cliquez.
– *clic*
– Remplissez donc les champs dans le formulaire qui s’affiche.
– Heu… dans « nom » je mets quoi ?
– Votre nom ?
– Ah d’accord. Et heu…dans prénom je…?
– (bravooo !) En effet, vous insérez votre prénom.
– Ah d’accord. Je vois. »

Je ne présume pas de l’intelligence de mes interlocuteurs, ce facteur n’a strictement aucun rapport avec la propension à redevenir un enfant dès la mise en relation avec la Sainte Hotline; d’ailleurs j’ai déjà eu des personnes à des postes très hauts placés qui…Ah non, pardon, mon exemple est nul, surtout après vous avoir énoncé le principe de Peter (hé hé).

L’inverse est vrai également : j’ai souvent des utilisateurs qui savent toujours tout mieux que moi, m’amenant à me poser cette question : « Mais, pourquoi appeler le support si tu sais tout, Dugland ? »

Nomého.

dilbert

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *